29/04/2020

Chez Lola (parodie corona censurée Mistral Gagnant)

 

 

 

A m'asseoir à une table pour une heure avec toi

Et te parler dans les yeux à deux mètres ça n'va pas

ta main tes p'tits doigts trempés dans le gel alcoolique

ont trop l'air d'avoir froids

puis te servir à bouffer

un pigeon hardcore pour une queue d'hirondelle avec toi

se rendre compte du vide et ta jambe qui lézarde

à deux mètres de moi qui n'sait plus où elle va

te ramoner un peu quand j'étais ch'minot

les bonbecs fabuleux

qu'tu piquais chez Lola

car-en-sac et minto, pompidou à cent balles

et nos mistrals gagnants

 

A me donner à cette table pour une heure avec toi

et regarder l'espace des étoiles

te raconter la distance

de la Terre à la lune ça fait mal et l'amour qui s'en va

te sauter dans le vide

et te faire râler de plaisir

sur un écran sex4You interdit

bousiller nos mains en solo et s'taper du gros vent

entendre tes soupirs s'arrêter repartir en arrière

te rappeler nos 69 les fusées bohême et nos Cuni sur mer

et les vrais câlinous qui nous brûlaient les lèvres

en nous niquant à mort

et nos Mistrals gagnants

 

A m'asseoir à cette table

pour une heure avec toi

regarder nos soleils qui s'en vont

te parler du bon temps qui est mort et je m'en fous

te dire que bouffer du porno c'est pas nous

que si Jacky Michel s'invite à la table

c'est parce qu'on peut plus s'bouffer à deux mètres

ce masque sur la gueule ces gants hygiéniques

ce gel hydroalcoolique c'est infecte

les sirènes hurlantes criant dans la rue

l'ambulance aux urgences

l'aspirateur et mon souffle court qui s'en va

te racontant la fin

et nos rires d'enfants

et nos mistrals gagnants

 

 

28/04/2020

Pauvre Mr Daniel Koch et pauvres de nous

S'il vous plaît, Mesdames et Messieurs les journalistes, il est grand temps de rester rationnel, de ne pas trop jouer avec la fibre émotionnel, et surtout de soutenir Monsieur Koch dans sa démarche courageuse.

Dans un premier temps, il a bien fallu pousser la logique de la prudence à l'extrême vu le flou total qui régnait sur la chaîne de transmission et du fait que l'épidémie rentrait dans une phase incontrôlable pour notre pays.

Donc le Conseil fédéral dans son ensemble, et avec l'aide de son bras droit Daniel Koch, a demandé le confinement le plus large possible tout en nous laissant une souplesse d'appréciation quant à nos sorties. Déjà là, il a fait preuve d'une sacrée preuve de confiance et de courage envers la population en lui accordant le droit de s'auto-gérer alors même que nous n'avions pas énormément d'éléments sur ce virus. A côté du Président Macron qui imposait un confinement strict avec des bons de sortie sous contrôle policier, j'ai même trouvé nos sept sages capable de se lancer dans un X'Trême de Verbier... C'est dire qu'ils devaient bien calculé leur coup sans quoi bonjour l'assassinat dans la presse si la stratégie helvète échouait provoquant du coup des mois de prolongation pour le confinement et une économie mise au tapis...

Bravo donc à eux pour avoir osé grâce à...Monsieur Koch et ses contacts qu'ils semblent d'ailleurs protéger pour leur éviter toute pression et critiques médiatiques assassines. C'est tout à son honneur de prendre sur lui et de ne pas se servir d'autres comme couverture si tout se passe mal. Un héros stoïque notre bon Docteur Koch.

Chers journalistes, vous l'avez constaté vous-mêmes, à ce jour seul 117 enfants âgé de 0 à 9 ans ont été contaminé dont 18 ont du être hospitalisés. Cela signifie que 3 enfants par jour, et actuellement sans doute beaucoup moins que 1 enfant par jour, ont été contaminés depuis le début de la pandémie. Et ils n'ont pas été contaminés ni par leurs grands-parents ni par l'école (confinement) puisque les enfants ont été les premiers à être restés à la maison.

Ce sont donc les parents, comme l'a très bien expliqué Monsieur Koch, les contaminateurs presque exclusifs de ces enfants touchés par le virus.

Vouloir mettre en balance la nécessité de plus en plus criante pour nos aînés de pouvoir prendre leurs petits-enfants dans les bras et les risques infimes pour ces mêmes enfants d'être contaminés ou de contaminer leurs grands-parents devient donc d'une grande cruauté émotionnelle de votre part. Monsieur Koch l'a bien compris et c'est pourquoi il a opté, bien qu'il soit le premier responsable de la santé de notre population et donc le premier à réclamer des barrières en cas d'épidémie, pour une stratégie de la délivrance émotionnelle et du droit aux grands-parents et petits-enfants de se serrer dans les bras. D'autres spécialistes du domaine n'auraient pas osé risquer leur position en s'exposant avec une prise de position courageuse. Encore une qui me fait penser à l'X'Trême de Verbier avec un Monsieur Koch, sportif de haut niveau, qui a pesé tous les risques d'avalanche et choisi le couloir le plus abrupte avec ces grands sauts dans le vide... Quel courage encore une fois!

Il faut être clair. Si nous devons attendre le vaccin pour que les grands-parents puissent prendre leurs petits-enfants dans les bras, et ensuite pouvoir les garder vers eux dans quelques semaines sur proposition fédérale, nos aînés vont se laisser mourir littéralement de chagrin, morts qui seront bien réels alors que rien n'indique que nous allons déplorer un seul grand-parent ou enfant mourir du Covid à cause d'une prise d'enfant dans leurs bras.

Je le rappelle ici, moins d'un enfant par jour en Suisse contaminé actuellement. En plus de cela, il est clair que si un seul des parents devait développé des symptômes, les parents ne devraient en aucun cas permettre aux grands-parents de voir l'enfant avant les conclusions du test au Covid-19.

C'est bien par rapport à ce risque théorique infime de transmettre le virus aux aînés que Monsieur Koch s'est déterminé pour le droit aux câlins et non par rapport à un quelconque sentiment de culpabilité envers les aînés abandonnés à leur sort tragique ni par envie de démonstration pour que les enfants retournent à l'école.

Il faut juste se mettre à jour, essayer de lire la stratégie fédérale sans trop chaque fois ramener le risque 0 comme priorité absolue face à Covid-19 parce qu'alors nous n'aurons plus jamais droit à un retour aux libertés essentielles et nous serons soumis à des ordres totalitaires nous imposant des décisions absurdes, ubuesques, et mortelles pour nos sociétés démocratiques.

Merci Monsieur Koch. Je suis dans votre camp et je pense que l'X'Trême de Verbier vous va si bien à vous et Monsieur Berset.

 

 

Les nouvelles frontières du réel

Covid-19 est l'agent infectieux le plus nocif jamais engendré pour détruire les droits démocratiques et les droits humains.

En venir à bout est une priorité absolue. Mais pas à n'importe quel prix et surtout pas au nom du risque 0 parce que cela serait la meilleure manière de créer des psychoses définitives et de permettre l'installation de la dictature et de l'arbitraire partout, y compris en Suisse.

Il faut résister à la tentation de vouloir tout contrôler en tout temps, d'imposer aux gens des normes sécuritaires inédites sur une longue durée, de réduire nos libertés à néant.

Une fois sous contrôle grâce à notre confinement et à un traçage bien organisé en attendant un vaccin ou sa disparition pure et simple, il faudra considérer Covid-19 comme une maladie nouvelle qui fait partie intégrante de nos vies, un risque infectieux ordinaire qui nous touche comme un cancer pouvant se révéler foudroyant ou, au contraire, comme une banale grippe passagère dont on se remet assez facilement.

Nous savons désormais que Covid-19 occupe tout l'arc-en-ciel possible des risques courus. Il peut à peine nous atteindre dans notre santé comme il peut carrément nous conduire à la mort en quelques jours, quelques semaines.

Face à cette incertitude, il faut intégrer le fait qu'au pire il va nous tuer, qu'au mieux il ne fera que passer sans nous faire de mal. Une sorte d'assassin mystérieux qui agirait de façon totalement irrationnelle sur ses prochaines victimes.

Au-delà des précautions qui nous seront encore demandées, il sera nécessaire à l'avenir, et dès que cela sera rendu possible par une quasi extinction de l'épidémie chez nous, de se redonner entre nous la joie de vivre et se libérer de nos peurs face à la maladie Covid-19. Sur le Continent africain, les populations vivent avec toutes sortes de terribles maladies infectieuses potentielles sans que les gens aient oublié de vivre, de danser, de s'aimer, de se prendre par la main et de jouer au football.

Mourir un jour est bien la seule chose certaine et absolue dans nos vies. Personne n'a jamais réussi à créer l'éternité et c'est tant mieux pour nos enfants et même pour nous tous. Nous ne sommes pas programmés pour échapper à la mort.

Pour vivre à nouveau dans la joie et l'insouciance, il nous faut intégrer cette nouvelle réalité que Covid-19 est parmi nous et que nous l'affronterons avec courage si jamais il nous touche. Nous savons bien que la maladie grave, l'accident mortel, touchent sans distinction de l'âge des victimes. Nos risques de mourir ou d'être gravement atteint ne se limitent de loin pas à être malade de la Covid-19.

Donc don't worry, be happy, Profites de ces temps difficiles pour combattre les tyranosaures qui veulent profiter de la situation et sois un brave gorille prêt à sauver les droits humains et l'humanité d'un désastre totalitaire bien plus dangereux que Covid-19 pour la survie de notre espèce.

https://www.letemps.ch/opinions/droits-humains-ne-peuvent...

 

 

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Mourir un jour est une fatalité.

Renoncer à se battre contre les inégalités,

les dictatures, et l'ordre imposé,

n'est pas une fatalité.

 

 

 

27/04/2020

Déconfinement

 

 

C'est le premier jour

du grand retour.

 

Te souviens-tu

de ce temps

où tout s'était arrêté,

que nous nous étions tant affolés

devant l'arrivée de l'ouragan,

calfeutrés dans nos maisons

avec nos enfants,

laissant nos parents et nos morts

seuls dans leur maison

ou dans la maison de retraite,

seuls avec leurs angoisses,

leur solitude et le danger,

le cimetière déserté,

la rue morte, abandonnée,

et nous sur les balcons

pour applaudir le premier rang

de nos gens au combat

pour sauver le pays?

 

Je t'avais dis

que je ne toucherais pas

à mes cheveux ni à mes poils

tant que nous serions confinés

et sans ouverture vers la liberté,

que je reviendrais plus jeune

après avoir été plus vieux,

le jour du retour

au temps d'avant,

le jour d'un espoir nouveau

jaillissant de nos coeurs

pour recréer un autre monde.

 

Ce jour-là est arrivé.

Me voilà rajeuni,

portant sur moi les douleurs

de ce temps vécu

confinés dans nos maisons,

seul pendant six semaines

sans voir personne

autrement que par smartphone.

 

Je t'attends pour ton grand retour

mon amour.

Je t'attends et je serai là

au rendez-vous

pour t'accueillir parmi nous

au pays des femmes et des hommes

ayant su combattre

pour notre liberté

en chassant de notre territoire

le terrible ouragan de feu.

 

Nous avons presque vaincu

cette peste.

Il nous faut maintenant

encore combattre l'ennemi

en restant vigilant

sur le terrain

et par solidarité

envers celles et ceux

qui combattent au premier rang

et pour revenir dans le jeu

encore plus forts qu'avant.

 

Nous allons gagner cette guerre!

 

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Autoportrait d'un Déconfiné

 

La jeunesse est un état d'esprit.

Elle n'est pas un état physique.

D'où l'importance d'être solidaire

avec nos anciens combattants.

 

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Dominik Thiem ne comprend hélas pas la Team

Sport individuel par excellence, le tennis est embourbé pour un sacré bout de temps dans la soupe à la menace Covid-19.

Au lieu de faire front avec ses frères d'armes, Federer, Nadal, Djokovic, le quatrième mousquetaire du classement mondial actuel dit non à un fond de solidarité créé pour les joueurs classés jusqu'à la 300ème mondial.

Ce beau geste sportif initié par Roger Federer est pourtant nécessaire pour garder en vie le tennis. L'excuse du manque de professionnalisme supposé des moins talentueux du circuit (moins talentueux qui peuvent devenir un jour des talents monstrueux en fonction de leur années d'ancienneté sur le circuit) ne tient pas la route. Ce n'est pas à Thiem de juger si tel ou tel joueur ne se livre pas corps et âme à la compétition. On ne va pas mettre un flic derrière chaque joueur ou joueuse pour savoir s'il et si elle s'entraînent comme Rafael Nadal jusqu'à ce que mort s'ensuive du taureau. 

La logique d'une telle démarche est ailleurs. Et elle est essentielle pour que puisse survivre le potentiel de la créativité tennistique.

Des familles se sacrifient matériellement pour que leurs enfants puissent devenir un jour des champions du circuit. Les joueurs et joueuses sacrifient une partie de leur jeunesse en vivant dans une relative précarité financière (évidemment quand on peut prendre l'avion pour partir sur tous les continents du monde on n'est pas vraiment au seuil de la pauvreté absolue...). Ils et elles se donnent pour survivre sur le circuit international. Ils et elles sont pour partie l'avenir de ce sport ou alors d'anciennes gloires restées sur le circuit pour le plaisir de jouer encore leur sport favori et de donner la répartie à désormais plus forts qu'eux, la jeunesse montante.

Laisser tomber purement et simplement tout ce joli monde, la Team mondiale du tennis, ce serait, pour la crème de l'élite mondiale, couper la branche sur laquelle elle est assise. Sans numéro 300 ATP, sans les centaines de milliers de joueurs amateurs à travers le monde, il n'y a tout simplement plus de tennis. Seulement une petite élite vieillissante incapable de renouveler ses forces vives. Et des chênes qui finissent par tomber sans jeunes pousses, sans relève. La mort de la forêt tennistique.

En ne voulant pas participer au fond de solidarité, Dominik Thiem ne veut pas comprendre que s'il fait partie du big4 aujourd'hui, c'est aussi parce qu'un jour il a été numéro 300 et que suffisamment d'argent lui ont permis de continuer à forger sa carrière de tennisman.

Dominik nique pas ton sport. On aime tous le tennis et on l'aimera encore plus dans les prochaines années si la solidarité existe entre les frères et les soeurs d'armes.

Changer la société c'est aussi changer les règles d'attribution des gains afin que les plus forts ne se transforment pas en dinosaures fermant leur gueule parce qu'ils profitent honteusement d'un système totalement inégalitaire.

Roger a commencé à l'ouvrir, sa gueule. Il faut continuer sur ce chemin d'un monde sportif plus juste et plus équitable au nom de la beauté du sport justement ainsi que de ses fondations antiques: les lauriers et la gloire du vainqueur mais pas forcément l'empire financier et la domination mensongère sur tous les êtres humains qui ne font pas partie de l'élite mondiale.

BE

THE GORILLA

KILL

THE DINOSAUR

 

Un futur joli T-shirt de solidarité créé cette fois pour la Fondation de Roger Federer en Afrique du Sud en vente sur le circuit et dans tous les magasins textiles du monde?

Roger, je fais appel à toi, à tes soeurs, à tes frères d'armes. Est-ce possible?

Confinement avec Pharrell Williams?