01/04/2021

1er avril sous le signe de Winston Churchill

"Vous avez voulu éviter le développement de la Covid

au prix du déshonneur et du mépris des travailleuses et travailleurs

oeuvrant pour la convivialité, le lien social, et la culture,

ces activités considérées aujourd'hui par vous

de non essentielles aux humains,

ces activités considérées désormais comme dangereuses

et néfastes à la protection sanitaire de la société.

Vous aurez au final le déshonneur

et vous aurez encore et toujours la maladie.

Vous agirez de plus en plus à travers le contrôle des foules,

la répression, et l'exclusion,

et vous régnerez arbitrairement par l'injustice.

Vous développerez l'apartheid et la haine.

Et vous provoquerez des guerres civiles,

la pandémie perpétuelle, et la fin de notre Civilisation."

 

Il est acceptable de se tromper de stratégie.

Il est inacceptable d'en accabler celles et ceux

qui veulent simplement vivre en paix

et lutter naturellement contre un virus

afin de développer les anti-corps salvateurs,

cela à leurs risques et périls.

Les grandes pestes de l'Histoire ont disparu sans vaccin

après des millions de morts et de familles endeuillées.

Nous ne savons pas si vacciner toute la population

est le bon choix car nous n'avons jamais tenté,

à aucune période de l'Histoire humaine,

cette expérience scientifique à l'échelle planétaire

afin d'éradiquer un virus mortelle.

Alors laissez vivre en paix celles et ceux

qui ont fait ou feront un autre choix,

le choix de renoncer à un vaccin

par intime conviction de vouloir lutter autrement,

plus sagement peut-être.

Laissez-nous développer une autre intelligence,

celle de l'immunité collective obtenue

par nos combats individuels contre ce virus.

Comme nos ancêtre ont du le faire

quand la médecine imposée n'existait pas.

 

Dans une guerre, un soldat, une soldate,

affronte l'ennemi collectivement

mais meurt forcément individuellement.

Il peut y rester. Mais il peut aussi vaincre

et se construire un antidote naturel

qui détruira l'ennemi et son idéologie.

Il est possible de créer une armée de vacciné-e-s

et une armée de non-vacciné-e-s

qui luttent de front contre le même virus,

en réalité notre ennemi commun à toutes et à tous.

Ce n'est pas en nous battant entre nous

et contre nous-mêmes

pour savoir au final qui fait bien et qui fait mal

que nous vaincrons ce satané mal qui ronge

jusqu'à nos institutions.

C'est en permettant aux gens de vivre

leurs rêves et leurs utopies,

sans menacer leurs droits aux libertés,

sans entraver leur droit à gagner leur vie,

que nous avons le plus de chance

de lutter contre ces nouvelles pestes de la haine,

de l'apartheid, de la différenciation sociale,

de notre propre propension fasciste

à faire de notre voisin, notre voisine,

notre ennemi-e intime, notre danger imminent,

notre incubateur ou incubatrice mortel-le,

qui serait transmetteur ou transmetteuse

de la maladie et de la mort.

La race aryenne, ce concept de la race pure et sans tâche,

ce concept d'un hygiénisme parfait réservé

à celles et ceux qui se soumettent au diktat sanitaire

organisé par nos gouvernements

et qui croient détenir l'unique vérité pour tous et pour toutes

en nous imposant, par la loi et la surveillance policière,

leur ordre moral et pharmaceutique

au détriment de notre libre-arbitre,

cette race aryenne semble de retour

avec tous les risques de déviance évidents,

avec tous les symptômes de l'arrogance,

de la suprématie de ceux et celles qui savent

et veulent imposer leur Ordre et leur Discipline,

la conquête absolue sur les coeurs et les esprits,

et l'avilissement de l'âme

mis au profit de la différenciation sociale,

de la couleur morale de l'individu,

du distinguo entre ceux et celles qui auront droit

aux libertés de vivre

et celles et ceux qui n'y auront plus jamais droit

tant que Covid19 survivra sur la planète,

ce que les big pharmas prendront d'ailleurs

comme une simple opportunité

de se faire encore plus et plus d'argent;

celles et ceux qui seront pourchassé-e-s et maudit-e-s

comme des sorcières malfaisantes,

chassé-e-s de leur emploi

comme des malpropres et des inconscient-e-s,

pénalisé-e-s sur le marché de l'emploi et par la loi chômage,

exclu-e-s des lieux de récréation et de détente,

et finalement condamné-e-s à une mort sociale certaine.

 

Winston Churchill a su parler contre le nazisme

et s'opposer au plan criminogène d'Adolf Hitler.

Il nous faut des poètes, des artistes, qui savent parler contre le scientisme,

cette façon de penser et de croire

que tout se résoudra par la science, au nom de la science,

et que la seule voie possible passe forcément par le diktat d'en haut,

des laboratoires, de Jupiter, de la science, que sais-je encore,

par un gourou de laboratoire détenant l'arme fatale contre Covid19,

et que le peuple est bête, méchant, dangereux, mal formé,

qu'il faut donc user de répression et de condamnation,

de contrainte et de domination,

pour venir à bout de cette "fange culturelle, les dégénéré-e-s"

qui se vautre dans l'exercice de son libre-arbitre

interprété par les puissants d'égoïsme le plus vil.

 

Sont-ils moins égoïstes

quand ils nous condamnent arbitrairement,

quand ils condamnent

des millions et des millions de gens

à se serrer la ceinture et à s'endetter,

voir à se suicider,

après une solitude sociale grandissante,

à cause de leurs décisions à eux

qui ne les touchent pas personnellement

dans leur aisance,

dans leur essence,

dans leur être,

dans leur fonction et leur emploi,

dans leur porte-monnaie,

et même dans leur santé psychique comme physique?

 

Sont-ils moins pervers

quand ils veulent tout nous interdire

sous prétexte que c'est pour notre bien

alors qu'eux s'amusent sans doute

dans des villas luxueuses

bien à l'abri des regards,

après avoir passé le test

ou s'être faits vacciné-e-s,

sans être bien certain-e-s de ne plus

transmettre un variant du virus

à leurs hôtes et hôtesses?

 

Sont-ils plus justes et humains

quand ils laissent mourir des petit-e-s indépendant-e-s,

des travailleuses et travailleurs qui ont perdu leur emploi

ou subiront des conditions de travail et salariales

encore plus difficiles quand on leur permettra

enfin de retravailler et que leur patron

exigera d'eux et d'elles encore plus, toujours plus?

 

Sont-ils finalement moins dangereux que nous,

les poètes, qui propageons la liberté de conscience

et le libre-arbitre de chacune et de chacun

pour lutter face à la pandémie?

 

Ce premier avril 2021,

nous voyons que les requins grossissent encore

et que les poissons faméliques, au bord de la dépression,

sont ramassés à la pelle par le petit livret vert sanitaire

ainsi que dans les nasses de lois liberticides qui se trament

et qui créeront de l'apartheid et de la discrimination.

 

Ce premier avril 2021,

n'est-il pas temps de réagir

et de s'inventer de nouvelles stratégies

à même d'abattre réellement la peste de notre temps?

 

C'est la lutte finale pour nos libertés démocratiques.

Demain vient un autre monde.

A nous de faire en sorte que ce monde

reste ouvert d'esprit, juste, solidaire, scientifique et poétique,

mais pas scientiste, morbide, et maléfique.

 

Ceci n'est pas un poisson d'avril

Nos corps sont des temples sacrés.

Un poète passe. Il ne sera pas écouté. Un poète trépasse. Les gens lui ont déjà tendu la corde pour se pendre. Ils lui crachent à la figure. Ils ont la haine. Ils s'en prennent au messager, au troubadour, à l'artiste, tandis que les gouvernements dorment sur leurs deux oreilles et nous contraignent chaque jour davantage, nous immobilisent, nous suspectent, nous rendent dingues, nous obligent, par la torture morale, aux vaccins, aux tests, aux masques, nous écrasent émission après émission TV ou radio par des séances inutiles de masturbation sanitaire consacrées au dieu et au diable, Covid, le Tout-Puissant, Celui qui d'en-haut de ses statistiques morbides nous dicte sa loi à chaque remontée d'infection, à chaque nouvelle vague, à chaque décompte macabre du nombre de morts et de mortes. Covid-19 demande des sacrifices et les gouvernement s'exécutent dans un ensemble de mesures discriminatoires, liberticides, scandaleuses. Mais Covid-19 mute sans cesse et devient incontrôlable, de plus en plus redoutable, de plus en plus le maître de nos discussions et de nos décisions. Les gouvernements lui obéissent et contraignent davantage le peuple, l'appauvrisse, pire encore, le rend inutile, invisible, non-indispensable, voir nuisible à la bonne marche sanitaire de l'économie globale et aux multinationales du profit maximum qui, elles, continuent à avancer tel un tsunami qui nous submerge par ses milliards de bénéfices redistribués à qui de droit, toujours les mêmes, toujours ceux et celles qui profitent du crime tandis que les petits trinquent et s'excluent de force de la bonne société qui suit à la lettre les directives des gouvernements, la Gestapo de la conscience.

Braves gens, il ne faut pas vous méprendre sur le véritable ennemi. Ce n'est pas celui qui crie contre l'apartheid renaissant comme par magie brune, contre l'injustice grandissante, contre la division et la séparation scandaleuse de la communauté humaine entre bons et mauvais citoyens et citoyennes, contre les interdits, la distanciation sociale, les interdictions de travailler et plus encore celui de s'amuser et de s'aimer sans entrave, tous ce que les Etats nous imposent entre douceur de ses bonnes paroles et répression barbare par les actes répétés des contrôles de police, depuis plus d'un an, au nom du Bien, tandis que les hôpitaux croulent bien malgré eux et que les urgences accueillent des malades que le corps médical intube et met sous respirateur artificiel bien que toutes les mesures infâmes aient été prises par l'Etat et respectées par les citoyens et citoyennes. Des mesures infâmes qui font de nous des êtres isolés, bafoués, ignorés dans leurs droits d'exister pleinement, à vivre au grand jour sans masque, sans séparation des familles et des amants, sans la mise en place de fiches vaccinales qui nous donneront accès au fameux passeport vert du fascisme reSSuscité et qui imposera bientôt l'étoile jaune à toutes et tous les non vacciné-e-s, les récalcitrants et récalcitrantes du vaccin mondial obligatoire qui permettra de pouvoir garder son droit au travail et l'accès aux simples plaisirs de la vie tels que voyager, aller au théâtre, manger dans un restaurant, jouir sans entrave, une story-board créée de toute pièce par cette dictature sanitaire globale du tout aux pharmas et plus rien à nos libertés, notre prétendu salut qui devrait venir du liquide injecté des saintes fioles de nos savants et savantes et qui devrait terrasser le dieu, le diable Covid-19, selon leur prodigieuse parole d'évangile sortie des laboratoires de Pfizer ou Moderna.L'ARN messager au lieu de la poétesse messagère... Tout est dit.

Amies, amis,

si j'étais un lépreux,

je vous regarderais dans les yeux

avant de me retirer sur mon île

pour y mourir en poète, en maudit,

avec mes soeurs et mes frères les banni-e-s.

 

Amies, amis,

je ne suis pas un lépreux.

Je suis un homme béni des dieux.

Je suis une femme bénie des dieux.

Je suis une enfant bénie des dieux.

Je suis un vieux béni des dieux.

Je suis l'adolescente

qui danse et séduit dans la rue;

Je suis l'adolescent

qui rêve comme Baudelaire et Rimbaud.

Je suis un homme libre.

Je suis une femme libre.

 

Je croyais vivre sans frontière

mais aujourd'hui je suis en cage

et j'enrage.

Je préfèrerais mourir avec la Covid

que mourir sous le joug du tyran sanitaire.

Je préfèrerais partir avec les Anges

après avoir dansé dans la cave de l'ami Zola

avec Michael-Ange et Camille Claudel

plutôt que mourir seul, isolé,

abandonné dans mon bunker,

dans ma piaule déserté et sans amour,

sans une amoureuse

qui me promet le grand amour,

sans plus personne

pour me donner l'envie

de vivre encore jusqu'à mon saoul,

de me saouler avec cette fille de joie

restée au pays d'Einamour

ou une comédienne de France

dans un estaminet de Paris malfamé

au rendez-vous des fous et des folles

pourchassé-e-s par les nazis

de notre époque,

dénigré-e-s et enfermé-e-s

grâce aux directives liberticides,

puis peut-être un jour déporté-e-s

vers des camps de rééducation

après avoir reçu leur Vaccin, leur Venin,

la dose imposée, la marque du diable de la science,

le marqueur du bon petit soldat soumis

aux lobbies et aux savants de laboratoires,

les néo-staliniens, les néo-hitlériens,

les néocons qui diffusent la Vérité et le Bien

sur TF1 jour après jour, nuit après nuit.

 

Non. Mesdames et Messieurs,

ceci n'est pas un poisson d'avril.

C'est un monde de requins froids

dictant leur Loi aux poissons que nous sommes

et pris dans la nasse de ce coronavirus

tombé à pic pour faire cesser toute contestation

dans la rue et les troquets dissidents,

dans les lieux culturels et les lieux de débauche

où s'entassaient jadis les gens qui vivaient

un autre rêve, une autre solidarité,

les gens qui s'aimaient, les gens qui souffraient,

les gens qui manifestaient dans la rue,

les gens heureux et sans fric,

les clochards célestes qui avaient d'autres rêves

pour notre planète

que le cauchemar du profit maximal

et de la domination sado-masochiste

des maîtres du monde.

 

Je vous laisse avec Jan Halexander

à Paris, hier après-midi avec le groupe HK

et la foule, la foule vivante,

la foule refusant le diktat,

l'immonde, la Bête,

celle qui nous a piégé

à notre corps social-défendant.

 

A toi, Jann, le messager de Paris.

https://soundcloud.com/francesoir/la-liberte-abimee

30/03/2021

Task Force One

Il faut que je vous l'avoue. Je suis un mauvais élève. En réalité, vous le savez depuis fort longtemps.

Face à ce monde de plus en plus f(l)ou, voir fasciste, où certains (oui, oui, ma soeur en fait partie) voudraient condamner au peloton d'exécution une partie de cette jeunesse indisciplinée, rebelle et à priori contre la campagne vaccinale obligatoire mise en place, caractère obligatoire qui ne le serait cependant pas selon Berne, et le port du masque obligatoire, qui lui est applicable mais n'est pas forcément appliqué au sens stricte du terme, il faut que je vous le dise, j'ai développé ma propre force opérationnelle concernant mon attitude face à Covid-19.

Je ne sais pas encore si j'opterai pour le vaccin pour pouvoir garder mon travail ou si je perdrai mon travail parce que mon patron ne voudra pas d'un récalcitrant dans son restaurant. Comme apparemment il aura le droit d'agir arbitrairement et à sa guise parce que notre Berne fédérale continue à prétendre qu'un bistrot c'est du droit privé alors que dans l'ancienne réalité c'était encore un établissement publique...avec le droit qui va avec et une demande d'interdiction d'auberge d'un-e client-e indésirable qui passe en temps normal par une autorisation de police... Quant à se donner le droit de jeter à la porte un collaborateur ou une collaboratrice pour cause de refus d'un vaccin cela ne s'était encore jamais vu jusqu'ici mais cela pourrait bien le devenir dans la nouvelle réalité covidienne voulue par nos sept Sages. Comme Berne se tait grave sur le sujet, c'est alors que nous devons peu à peu devenir notre propre task force en matière vaccinale. Ferai-je partie des Blancs moutons ou des moutons Noirs? Vu ma force de caractère, j'aurai plutôt tendance, c'est certain, à être du côté des opprimé-e-s que des gens de pouvoir qui se taisent mais n'en exigent pas moins. Je risque donc au final de faire partie des moutons noirs, de ceux et celles qui ne se vaccineront pas et seront jeté-e-s par-dessus bord du navire confédéral avec interdiction de consommer de la culture ou son petit noir dans un troquet local. Sans passeport covid, je n'irai nulle part et je ferai partie de celles et ceux qui subiront l'apartheid des sains d'esprit qui se seront faits vacciner comme de gentils moutons dociles et heureux de la bonne protection toute-puissante de Big Pharma.

Je pourrais même, au final, perdre partiellement mon droit au chômage et aux indemnités pour faute grave commise dans le cadre de mon emploi, le refus vaccinal pouvant être considéré comme faute grave si je suis l'esprit non divulgué clairement par Berne... En fait, on n'en sait rien du tout, nous les travailleuses et travailleurs. Et dire que dans un mois ou deux je devrais, en principe, être de retour au turbin avec cette épée de Damoclès sur la tête. Un Conseil fédéral qui se tait, un Parlement qui ne légifère pas en la matière... Mais c'est si insignifiant et anodin que ça cette histoire de vaccin qui nous pend au nez et bouscule notre conscience?

En attendant, j'ai mis en place ma propre task force one et je décide désormais par moi-même si je vais me faire tester ou vacciner, voir ma famille sans masque de protection et avec pleins de bisous même si mes petits-enfants ont la nique au nez ou mal au cou. C'est le seul avantage qu'il me reste. Tous mes week-ends de libre après en avoir eu pratiquement aucun pendant près de deux ans dans l'ancien monde où je trimais encore pour enrichir grassement mon patron. Je peux disposer de mon temps comme bon me semble. Je ne vais quand même pas encore sacrifier ma famille après avoir sacrifier mon salaire pour la survie économique de la collectivité et la survie privée de mon patron qui n'arrive pas à cracher au bassinet pour sauver un salaire décent à un de ses cadres responsables de la cuisine...

Alors sachez-le. Je faisais déjà partie des pestiférés en temps normal. La situation s'est encore aggravée par temps covidien. Je pourrais bien finir par devenir un drôle de mouton noir qui rôde dans les esprits voltairiens pour sauver nos libertés bafouées et notre droit absolu à préférer naturellement une immunité collective face à une maladie relativement dangereuse plutôt que de se prendre une dose vaccinale dont on connaît très mal les effets à long terme mais dont on sait très bien le caractère cupide voir criminogène de ceux qui vendent leur vaccin de la peur dans le monde entier. Même le docteur Didier Pittet, interviewé par l'hebdomadaire L'Illustré de cette semaine, ne se rétractera pas face à ma dernière affirmation...L'argent de la corruption peut-il être à l'origine de l'éradication de cette pandémie?   

Je laisse mes lectrices et mes lecteurs à leur propre réflexion avec cette question d'une certaine importance capitale et d'une profonde gravité.

 

25/03/2021

Passeport covid, la grande arnaque de la liberté de choix

La Confédération, dans sa page officielle consacrée à la vaccination, continue de dire que la vaccination anti-covid reste du libre choix du citoyen et de la citoyenne.

Soit. En creusant un minimum cette affirmation, il semble que notre gouvernement fédéral nage en pleine hypocrisie où alors qu'il refuse d'en parler pour le moment, et cela à très mauvais escient. Ce qui deviendra très dommageable dès que nous parlerons à nouveau de l'ouverture des salles de spectacle, des stades sportifs, et surtout des restaurants.

Quand le passeport covid viendra cet été, et je crois que c'est seulement durant cette période que les bistrots pourront enfin ouvrir entièrement leurs portes,  il faudra bien se déterminer s'il ne sera indispensable que pour les voyages internationaux où si on l'appliquera à toutes sortes de secteurs économiques voir aux transports publics internes. En allant au-delà de la simple obligation de la contrainte internationale pour pouvoir voyager, vouloir introduire un passeport "vert" pour d'autres activités produira immanquablement une obligation de se faire vacciner. On ne peut pas, par exemple, exiger la présentation d'un passeport covid pour la clientèle d'un restaurant et en exempter les travailleurs et travailleuses du même restaurant.

Il est donc évident que si l'on se dirige vers un passeport covid à multiples usages internes au pays, la vaccination deviendra de fait obligatoire pour beaucoup de monde. De plus la Confédération ne nous dit toujours rien sur les droits patronaux d'imposer la vaccination aux collaborateurs et collaboratrices de leur entreprise alors qu'à coup sûr certains patrons-nes de la gastronomie exigeront de leur personnel la vaccination pour travailler au sein de leur entreprise. Quid du droit au chômage sans ou avec pénalité si une personne refuse la vaccination et que son patron la licencie? Si pénalité il devrait y avoir la vaccination serait de fait obligatoire et non à option. Quid de la perte d'emploi si un patron peut justifier d'un licenciement pour un refus de vaccination d'un employé-e? C'est donc que le vaccin ne serait absolument pas à option et libre de choix.

La Confédération se tait. Mais elle ne pourra pas faire l'économie de ce débat. Dès le mois de juin, nous serons véritablement confronté-e-s à ce devoir de vaccination pour toutes et pour tous. Vouloir cacher le vaccin obligatoire sous le tapis confédéral, c'est vraiment la pire des solution. C'est maintenant qu'il faut nous dire si les établissements publics pourront choisir de créer un apartheid et de licencier du personnel refusant le vaccin et n'accepter qu'une clientèle vaccinée. C'est maintenant qu'il faut affronter le sujet. Pas à la réouverture des bistrots où le personnel, face aux pressions patronales, ne connaîtra même pas ses droits en la matière alors même qu'il n'aura pas forcément le coeur à tout redonner à des patrons ingrats qui n'auront fait aucun effort pour améliorer la situation de leurs employé-e-s en ne pensant qu'à leur pomme à travers leurs pleurnicheries dans les médias et sur la voie publique. Ce manque de combat, auprès des politiciens et politiciennes, pour le manque à gagner de plus de 20% de leur personnel est scandaleux alors même qu'ils et qu'elles savent parfaitement les bas salaires offerts au personnel de cette branche. Quand un responsable de cuisine subit la vexation d'une indemnité à la hauteur de l'indemnité chômage minimale du casserolier de l'entreprise, il n'est pas dit qu'il ait encore très envie de transpirer à fonds pour les futurs bénéfices mirobolants de son patron...

Le coeur du combat est évacué par la Berne fédérale. Les conflits et l'agressivité entre patrons-nes et employé-e-s dans la gastronomie risquent d'être augmentés par ce flou artistique fédéral. Il serait temps d'y songer Mesdames et Messieurs les Conseillères et Conseillers fédéraux.

 

24/03/2021

Des variants de plus en plus méchants et rusés

Le SARS-COV2 développe-t-il une intelligence supérieure à l'être humain?

D'où vient cet être microscopique qui s'attaque depuis plus d'un an aux populations de notre globe? Après un an, personne ne le sait et le gouvernement chinois ne nous aide pas à en savoir davantage.

Vient-il de la forêt, transporté par une chauve-souris? Du pangolin? D'un autre animal ou d'un laboratoire humain? Mystère. Et ce mystère s'épaissit encore quand on constate qu'il possède toutes les ruses dans son sac pour échapper à la vigilance humaine malgré toutes les mesures barrières mises en place. Un virus capable de détourner toutes les contraintes sanitaires; un virus qui développe de plus en plus de variants plus contagieux et dangereux; un virus qui, ne trouvant plus ses victimes en suffisance parmi les personnes les plus âgées grâce ou à cause de la vaccination, trouve le moyen d'attaquer les plus jeunes générations pour nous faire la nique au nez.

Il y a quelque chose de très déroutant et troublant dans l'évolution de cette pandémie planétaire. A chaque cri de victoire correspondant un cri de détresse. L'écho de la souffrance et de la mort nous revient en pleine figure dès que nous tentons le moindre déconfinement, la moindre ouverture pour respirer enfin.

Il y a quelque chose de terrifiant face au silence de toutes celles et tous ceux qui continuent leur activité professionnelle en trouvant normal que d'autres se sacrifient pour eux et permettent un relatif contrôle de la pandémie. Une usine qui ferme brutalement, une multinationale qui licencie sans état d'âme, un gouvernement cantonal qui veut corriger la CCNT de l'administration, du corps enseignant, du corps hospitalier en défaveur des employé-e-s et voilà les syndicats qui font du bruit dans les médias, et même dans la rue. Cela fait une année que la culture et la gastronomie subissent des interdictions de travailler drastiques et que le personnel ne touche que 80% du salaire, et même moins vu l'obligation de payer les cotisations sociales. Mais là, rien ne se passe ni dans les médias ni dans la rue ni parmi nos grands syndicats nationaux.

Le virus, lui, s'en fiche pas mal des inégalités et de toutes ces personnes hyper médiatisées qui soudain n'ont plus rien à dire sur les conditions de travail des plus vulnérables, soit les petites mains du pays, pourtant diplômées et aux responsabilités pas si anodines que cela, qui touchent des salaires parmi les plus bas du pays en temps normal. Que dire de ce silence honteux en temps de Covid? Que dire de nos autorités qui admettent que certains et certaines n'ont jamais été touchées au porte-monnaie tandis que d'autres paient à plein pot le prix Covid de la crise sanitaire se transformant en crise sociale et psychiatrique?

Ce ne sont pas les 1000 employé-e-s d'une multinationale qui sont touché-e-s par une mise au chômage. Ce ne sont même pas les milliers d'employé-e-s administratifs dont un Etat cantonal voudrait bloquer l'indexation au coût de la vie. Le bruit de la rue, les litanies des uns et des autres dans les médias, le ramdam syndical, tout ce beau spectacle traditionnel de la solidarité s'efface quand on ignore les difficultés actuelles des gens de la restauration et de la culture mais plus de la restauration car la culture, au moins on en parle partout. La restauration aussi? Ah oui. C'est vrai. On parle des tenanciers et des tenancières, soit des patrons et des patronnes qui pleurent même dans la rue et manifestent, eux et elles. Mais franchement que fait-on pour le personnel, des dizaines de milliers de personnes tout de même, condamnées à crevoter avec des salaires proches du minimum vital et se retrouvant dans la situation financière d'assistées sociales?

Le virus a peut-être compris que la solidarité entre les générations, entre jeunes et vieux, entre riches et moins riches, entre branches économiques, entre citoyens et citoyennes de premier rang et citoyennes et citoyens de dernier rang, n'est pas le fort de l'être humain, même pas en démocratie. Que l'homme étant un loup pour l'homme, il peut continuer tranquillement son travail et décimer la Terre entière de ses populations.

C'est le message que je voulais transmettre ce matin. Plus le cynisme ambiant grandira, plus le virus gagnera. Plus on voudra ignorer la souffrance des uns et des unes plus le virus rigolera. Plus nous serons assez égoïstes pour vouloir le meilleur pour soi au détriment du pire pour d'autres, plus le virus triomphera.

Et ce ne sont pas toutes nos sciences médicales qui parviendront toutes seules à nous faire triompher du SARS-COV2. J'imagine qu'au rythme actuel, la culture et la restauration garderont porte closes jusqu'à l'été et qu'à ce moment-là, pour donner enfin un peu d'air estival et de vacances heureuses à toutes celles et tous ceux qui auront travaillé dur dans l'année, on fera recours à nos braves soldats et soldates de la restauration en stand-by pour travailler d'arrache-pied afin de satisfaire à la demande touristique des heureux vacanciers et vacancières...

Il n'est pas beau le fabuleux destin de celles et ceux qui vous servent votre steak de poulain sur la table du bistrot d'à côté et avec le sourire s'il vous plaît?

Le coronavirus révèle à quel point certains et certaines subissent les maltraitances d'une société qui ne veut pas les regarder dans les yeux. Les invisibles existent mais personne ne veut les voir, à l'image d'un certain président français qui ne rôde sûrement pas souvent dans les gares de la SNCF.