06/05/2021

La RTS fait la promotion du certificat covid

Est-ce le rôle de notre média national d'inviter sur le plateau d'Infrarouge que des personnalités qui sont convaincues de la nécessité du certificat vaccinal?

On aurait pu s'attendre à un débat contradictoire. Nous avons eu un débat sur comment mettre en place le pass vert covid pour engendrer le moins de discrimination possible pour les personnes non vaccinées et pour protéger un maximum les données médicales des citoyennes et citoyens.

Ce certificat vaccinal devient donc une évidence non seulement pour se déplacer à l'étranger mais également pour toutes sortes d'activités en Suisse. Pourtant, près de la moitié de la population serait contre selon les sondages et les commentaires sur les réseaux sociaux. Pour beaucoup, continuer un traçage efficace dans les lieux publics serait largement suffisant à protéger la population dès que suffisamment de personnes seront vaccinées de leur plein gré.

Certains invité-e-s d'Infrarouge ont brandi le risque de contamination élevée,  dans le même laps de temps, des non-vacciné-e-s. C'est quasiment de la désinformation. Sauf si les non-vacciné-e-s se réunissent tous ensemble et à de nombreuses reprises dans les mêmes lieux publics et sans la participation de la population vaccinée (ce qui pourrait malgré tout arriver si les bistrots et les bars n'acceptent pas les non-vacciné-e-s et que des rencontres clandestines sont organisées à l'usage des non-vacciné-e-s), il est impossible que le virus puisse se développer de façon fulgurante et incontrôlable à moins que la vaccination soit en réalité inefficace contre le covid et ses variants...

Et si le virus ne peut pas redémarrer de façon exponentielle, il est impossible aussi d'avoir des hôpitaux et des services d'urgence débordés par une nouvelle vague épidémique. 

Alors pourquoi vouloir être si prudent et vouloir interdire l'accès aux manifestations, aux lieux culturels, aux restaurants, bars, discothèques, et hôtels à toutes les personnes qui ne se seront pas faites vaccinées?

On peut prévoir d'utiliser un pass sanitaire contraignant sur le territoire que dans la situation où, premièrement, le vaccin apporte la preuve de son efficacité et évite la transmission du virus et, deuxièmement, que les hôpitaux dépassent un taux d'hospitalisation covid qui ne permettrait plus aux non-vacciné-e-s de bénéficier automatiquement de toutes les libertés usuelles afin de protéger la surchauffe hospitalière empêchant les établissement de santé de faire leur travail correctement avec des reports d'opération et des services d'urgence qui risqueraient à nouveau l'engorgement.

C'est seulement à ces condition-là que la Confédération et les cantons, devraient pouvoir faire usage de leur autorité et restreindre l'espace des lieux publics aux non-vacciné-e-s.

 

05/05/2021

La balance des morts du covid dans l'économie

La région de Madrid vient de virer à droite sous le slogan "Liberté" érigé en maître du combat idéologique par Isabel Diaz Ayuso.

Pablo Iglesias, le leader historique de Podemos, quitte la politique sur cet échec retentissant.

Malgré une région de Madrid plus touchée que le reste de l'Espagne par le Covid-19, la Droite triomphe car elle a toujours exprimé le désir que l'on restreigne au strict minimum les contraintes et les interdictions de travailler. C'est ainsi que les restaurants ont pu travailler presque normalement dans la région madrilène.

Faut-il condamner plus de gens âgés à mourir prématurément du covid en préférant une économie qui fonctionne sans restriction plutôt que de condamner économiquement et sacrifier une partie du peuple parmi la moins rétribuée du pays avec les conséquences terribles que cela peut avoir (perte d'emploi à cause de faillite de l'employeur, mise à la rue pour non paiement de loyer, misère sociale, etc.)?

Les Espagnol-e-s de Madrid ont donné leur verdict. Le manque de solidarité et de considération de cette "gauche révolutionnaire" au pouvoir dans le pays envers des professionnel-les déjà largement sous-payées dans leur métier en voulant faire porter le chapeau, par des interdictions de travailler, de la perte économique  aux catégories laborieuses les plus faibles de la population, a fini par une perte totale de confiance envers les "révolutionnaires" qui savent brandir les idéaux de fraternité mais qui ont abandonné les travailleuses et travailleurs à leur sort malheureux en préférant jouer la carte sanitaire à n'importe quel prix pourvu que l'on ait un minimum de morts de plus de...85 ans.

La Droite, et surtout l'extrême-droite, ont su largement tirer partie du raz-le-bol populaire d'une population qui n'en peut plus de se voir surveillée et humiliée par l'Etat central socialiste incapable de venir correctement en aide aux petites gens et préférant surfer sur des concept fumeux et éculé de solidarité envers nos vieux et nos vieilles.

C'est un avertissement pour toutes les gauches européennes et pour les syndicats qui ne se sont pas spécialement signalés par leur combat dans le cadre d'une justice salariale pour toutes et pour tous.

Rester à la maison n'a pas été un choix pour ces gens-là. Cela a été une obligation afin que le reste de l'économie ne soit pas mis à l'arrêt. Et le reste de l'économie, ce sont souvent des métiers nettement mieux rétribués que les métiers principaux touchés par les interdits, culture, gastronomie, hôtellerie, petit commerce.

En Suisse, les syndicats et la Gauche sont restés muets depuis que le minimum vital a été assuré pour les plus petits salaires touchés par la crise. Celles et ceux qui gagnaient le moins, ont pu toucher 100% d'indemnités RHT. Mais les autres, cela veut dire les métiers qualifiés de la branche de la gastronomie qui font la réputation et la qualité d'un bistrot, ont vu leur salaire mensuel réduit au niveau d'un garçon de plonge ou d'une fille de buffet sans qualification particulière. Pour des professionnel-le-s qui souffrent déjà d'un manque de considération général et de salaires bas de gamme en tant normal, ça la fout franchement mal.

On peut aussi mourir jeune et bien portant d'envies suicidaires quand la société ne vous montre aucun égard, que les médias ne réalisent aucun sujet de fond sur la crise covid des employé-e-s ( je souligne parce que les patron-ne-s ont eu droit à leur lot d'émissions à satiété) de la restauration, et que, pendant ce temps, la Gauche révolutionnaire regarde ailleurs...

Pour toutes ces personnes frappées de plein fouet par les interdictions de travailler va mon entière sympathie. Ce sont avant tout ces personnes, avec celles du monde médical, qui, par leur sacrifice financier, ont permis à la Suisse de limiter la mortalité chez les aînés tout en permettant à l'économie de fonctionner quasi normalement sans lockdown... mais aussi sans eux et sans elles.

A l'heure où les bistrots vont rouvrir très prochainement et que GastroSuisse réclame le recours aux RHT jusqu'en décembre 2021, il serait peut-être bien que les syndicats se bougent enfin pour la gastronomie et réclament une indemnisation à 100% des salaires quelques soit les heures chômées par le personnel qui travaillera 5 jours durant par semaine pour leur entreprise. Les 20% salarial manquant des heures chômées étant pris en charge cette fois-ci par leur employeur... exactement comme pour la Migros ou la Coop...

 

 

04/05/2021

Interdire l'accès aux non-vacciné-e-s est une aberration

Imaginons la visite d'une personne non-vaccinée dans un EMS à l'automne prochain quand tous les volontaires au vaccin auront reçu leur "passeport vert".

Où une autre voulant aller au bistrot sans vaccin et sans test PCR.

Dans les deux cas, la personne se verra sans doute refuser l'accès à son parent en fin de vie ou à son droit naturel de consommer dans un bistrot en totale opposition au respect des règles communes démocratiques qui interdit la différenciation de traitement entre citoyens ou citoyennes.

Dans les deux cas, une très grande souffrance intime et psychologique devra être supportée par la séparation imposée et de très nombreuses incompréhensions interviendront de part et d'autre entre vacciné-e-s et non vacciné-e-s dans toutes les familles du pays. Sans compter les risques de pétage de plomb, de gens s'en prenant physiquement à d'autres personnes, voir à des attentats perpétrés contre des bâtiments produisant les doses vaccinales, par exemple, par un groupuscule d'extrémistes antivax décidé d'en découdre et de faire parler de lui par la violence pour faire triompher les droits à la liberté individuelle...

Dans un pays démocratique, il y a une belle aberration à vouloir pousser la surveillance médicale et le traçage des individus jusqu'au totalitarisme et interdire à une catégorie de personnes certains espaces publics ou hospitaliers.

De fait, nous assisterions à des scènes folles puisque la Confédération se retranche derrière la responsabilité individuelle pour se faire vacciner plutôt que d'imposer la vaccination à toutes et à tous ce qui serait contraire à la liberté des personnes de se faire traiter médicalement comme bon leur semble.

Il pourrait y avoir du personnel médical non-vacciné d'un EMS qui travaillerait au quotidien avec des personnes âgées alors que des enfants non-vaccinés n'auraient pas le droit de visiter leur papa ou leur maman. Cherchez la douleur et l'injustice. Ce n'est pas bien difficile.

Il pourrait y avoir du personnel de la gastronomie qui travaillerait sans être vacciné alors que chaque patron devrait finalement se résoudre à choisir entre licencier pour juste motif un ou une antivax et  voir celle-ci ou celui-ci se retourner en justice contre son patron pour licenciement abusif ou, alors, le patron devrait se résoudre à ouvrir son restaurant à toute la clientèle sans faire aucune différence de traitement entre clientèle vaccinée ou non-vaccinée. Là encore, la non-stratégie juridique de nos autorités fédérales créeraient des situations de grandes injustices qui seraient immanquablement attaquées en justice. Un patron ne peut pas choisir sa propre loi sur de nouveaux critères valables de licenciement. Nous aurions "Chez Alfredo" qui a décidé que son bistrot n'acceptait que les gens en possession d'un vaccin et qui a du se résoudre à licencier son cuistot non-vacciné et "Chez Nino", dans la pizzeria d'en face, qui ouvrirait son bistrot à tout le monde comme avant et qui n'aurait pas eu besoin de licencier son cuistot non-vacciné pour rester cohérent avec sa décision d'entreprise.

Face à une décision de justice du travail, le patron de "Chez Alfredo" devrait certainement des indemnités à son cuistot pour licenciement abusif puisqu'il n'y aurait aucune base légale et juridique pour avoir agi ainsi avec son cuisinier.

On le voit, la Suisse devra prendre des décisions courageuses qui permettront au pays de ne pas suffoquer et souffrir avec des comportements d'apartheid entre citoyens et citoyennes alors même que l'Etat aurait laissé une liberté aberrante et impossible à traduire pour les chefs d'entreprises dans la réalité de nos vies quotidiennes. Pareil concernant les directives d'exclusion des visiteurs ou visiteuses des hôpitaux ou EMS conduisant à des drames personnels et collectifs et des injustices intolérables.

Il est grand temps de mener le débat démocratique sur ce sujet épineux. Juillet c'est dans 2 mois... Septembre c'est dans 4 mois.

 

 

03/05/2021

Je doute donc je suis

Si tous les vaccins du monde pouvaient sauver l'Humanité de sa violence et de toute cette folie qui consiste à dire que pour pouvoir garder sa liberté, il faudra dorénavant se soumettre aux vaccins contre le covid quelque soit notre opinion et notre souhait personnel à ce sujet.

Bel altruisme des vacciné-e-s qui ne pensent au final qu'à reprendre leur course effrénée aux voyages dans le monde entier alors que le coronavirus décime encore des populations entières qui n'ont ni les doses nécessaires ni les moyens pour vacciner leurs ainé-e-s et leurs personnes à risques...

Bel altruisme des vacciné-e-s contre le soi-disant égoïsme des non-vacciné-e-s qui prennent sur eux et sur elles le risque de développer plus fortement la maladie afin de garder la possibilité de se défendre avec des anti-corps naturels permettant peut-être un jour d'éradiquer la maladie par une immunité collective plus solide que celle créée artificiellement par des vaccins dont on ne connaît pas encore leur vraie valeur sur notre santé à long terme ni les risques potentielles de dégradation de nos défenses naturelles à cause de l'apport vaccinal.

Dans le doute, abstiens-toi, disait le philosophe. Celles et ceux qui vont à l'église de la Pharmacologie ont la foi et il est normal qu'ils et elles fassent confiance aux gourous les manipulant avec leur bible scientifique basée sur des réalités prétendument objectives et irréfutables... A voir. Il y a eu déjà de nombreux scandales à travers la planète au sujet de médicaments et de vaccins alors que leurs commerçants disaient que les produits étaient fiables à 100%.

Ah bon? La Science détiendrait-elle toute la Vérité sur l'origine et le développement du Covid-19? Et si non, comment peut-elle être certaine qu'il va falloir vacciner la planète entière pour éradiquer le virus et que les résistant-e-s à la communion vaccinale sont des suppôts de Satan très égoïstes et ne méritant plus leurs libertés individuelles?

Est-ce donc avec ce susucre sous forme liquide et chimique introduit sous notre peau qu'ils comptent nous dompter et nous asservir au monde de la scientologie pharmaceutique? Je t'impose le vaccin et je te redonne ton droit à la liberté?

Aurions-nous droit à un remix de l'infirmière Ratched dans Vol au-dessus d'un Nid de coucou? Sortir de cet asile de fous dans lequel la big Pharma nous a embrigadé de gré ou de force à coups de propagande planétaire et s'échapper en bus pour une partie de pêche sur un bateau ou faire la fête dans des bars clandestins réservés aux blacklisté-e-s?

De quelle côté du mur la folie vous rassure?

Il était dit au début de la pandémie que les moutons ne contesteraient pas les décisions de nos gouvernements. Il était dit que la Big Pharma ferait des centaines de milliards de bénéfice avec cette pandémie et que Bill Gates avait prophétisé bien plus tôt que la IIIème guerre mondiale serait un virus malintentionné qu'il faudrait abattre grâce aux vaccins et à la discipline collective de toutes les populations du monde soumises au rythme de la vaccination et aux mesures liberticides des états. Le fascisme soft de gens bien qui luttent pour le Bien sans le fascisme hard d'une armée hitlérienne meurtrière qui éliminait les impurs au nom d'une idéologie débile. Juste faire gober et accepter aux populations que la seule solution finale et définitive c'est la vaccination à échelle mondiale et pour toutes les couches de la population. Et faire accepter aux populations que celles et ceux qui ne se soumettront pas au système mondial voulu par la grande industrie pharmaceutique deviendront alors des parias et des gens méritant qu'on leur interdise toutes sortes de liberté. Tour de passe-passe de génie des prêtres communicants à l'intention des communiants et communiantes ainsi que des brebis égarées retournant au bercail après avoir renié dans un premier temps la sainte Eglise apostolique de Pharmacologie made in Pfizer-Biontech et Moderna, pour ne citer que les deux principales entreprises sur le marché de la vaccination covid.

Comme si le seul virus au monde qui tuait les gens de plus de 85 ans (90% des victimes sur la planète) était le covid-19. Et qu'à partir de ce constat, toutes celles et tous ceux qui ne se soumettraient pas à la vaccination tomberaient sous le coup d'un système d'apartheid prévu par les grands prêtres de la politique.

La fin justifie les moyens quand une idéologie orchestrée par des gourous scientologiques s'imposer de force à toute l'Humanité. Je préfère rester le "Chef" amérindien dans Vol au-dessus d'un Nid de coucou.

Cela me paraît encore plus sain d'esprit.

 

 

Prolonger l'aide aux restaurateurs jusqu'en décembre?

Les bistrotiers se battent sur tous les fronts...sauf pour réassurer un salaire complet décent à leur employé-e-s...

C'est bien beau de vouloir demander l'aide à la Confédération jusqu'en décembre pour pouvoir toucher des indemnités sur le chiffre d'affaire incomplet et mettre au chômage partiel le personnel quand bon leur semble avec une flexibilité jamais connue avant mars 2020. Une demi-heure par ci, deux heures par là, mais tu restes à ma disposition dans la tranche horaire que tu dois respecter au cas où la clientèle serait là et que j'ai besoin de toi. Par contre, à la fin du mois, une partie de ton salaire sera déclaré en RHT et sur les heures RHT tu perdras encore et toujours le 20% de ton salaire parce que je n'ai pas les sous pour compenser les 20% qui manquent.

Cela s'appelle du travail sur appel déguisé dans le cadre d'un horaire de travail imposé. Cela veut dire qu'en prolongeant son aide sous cette forme, l'Etat fait prolonger le calvaire salarial de centaines de milliers d'actifs et d'actives dans la branche de la gastronomie.

Merci. Mais je pense que tout cela finira mal et que les employé-e-s de cette branche n'oublieront jamais comment ils et elles ont été maltraité-e-s durant le covid par leurs patrons, l'Etat central, les syndicats, et les médias qui ne se battent que pour les employé-e-s du commerce de détail travaillant pour la Migros ou la Coop...et qui pourtant n'ont jamais dû subir à ce jour une quelconque perte de salaire même mis en RHT par leur employeur... Les primes covid accordées et octroyées aux vendeuses et vendeurs resté-e-s sur le front durant la pandémie seraient même considérées comme indécentes par le syndicat UNIA qui n'a pas eu ce même mot pour la souffrance endurée par les employé-e-s de la gastronomie subissant une perte de salaire annuel très conséquente.

On n'a jamais dit, dans ses milieux syndicaux, que le personnel de la restauration avait risqué encore plus sa peau et méritaient aussi une prime en travaillant dans des locaux fermés et mal aérés où les gens consommaient sans masque tout en riant parfois à gorge déployée avec un verre de vin dans le nez...