30/04/2021

Tueur à gage

Je crève de tristesse

avec leurs poursuites au cul

qui me harcèlent et réduisent à néant

mes derniers droits aux déplacements,

mes derniers droits aux amours provisoires,

mon dernier droit à survivre

dans l'illusion d'être encore quelqu'un

tandis qu'à Berne la Fédérale

ils nous ont interdit de turbin

en distribuant leurs härtefälle

aux riches patrons

et à nous, les travailleurs, la misère.

 

Au lieu de tes caresses et de tes baisers

qui s'en vont ailleurs donner

ton amour et le repos du guerrier,

j'ai l'enfermement en moi

qui me sert la gorge

chaque jour davantage,

et mon boss sans pitié au téléphone

qui regarde sans cesse

vers ses emmerds de riche

au lieu d'aider son vieux cuistot

à garder la tête haute

en préférant insister sur sa culpabilité

dans sa situation de merde.

 

Il faudra qu'ils viennent me chercher

s'ils veulent jusqu'à ma peau.

Il faudra qu'ils me passent sur le corps

s'ils veulent détruire

mon droit à l'art et à la beauté.

Il faudra que la presse du pays

s'étale en long et en large

dans la boue de ce scandale politique,

de ma misère sociale à vie,

et fasse trembler les murs

de leur sale politique

qui dure, dure, dure,

depuis si longtemps.

 

Si tu t'en vas loin de moi, dis,

c'est bien parce que tu cherches

 une vie de miel et de jasmin

au lieu de finir

dans la misère de ton tapin.

Si tu t'en vas loin de moi, dis,

c'est que tu m'aimes encore

mais que notre amour

t'a laissé dans cette ruelle sans issue

et sans plus d'espoir de payer tes dettes.

 

Un cuistot, une pute,

c'est idem.

Pas de boulot c'est la misère et les dettes

qui s'accumulent et nous enculent.

Un cuistot, une pute,

c'est itou.

Alors il faut briser notre tandem

qui a perdu ses ailes pour voler

vers l'espoir et la lumière,

il faut briser notre tandem

pour que tu puisses sortir

la tête de l'eau et te marier

un jour avec un amoureux

bien sous tous rapports

qui te donnera ce qu'il faut

pour rattraper tes dettes covid,

un homme providentiel

qui règlera tes factures

pour que ton existence ne devienne

pas une vie éternelle

cloîtrée au fond d'un bordel.

 

Tu me quittes au pire moment

mais je te comprends tellement

si je crois tout de ce que tu m'as dit.

Tu me quittes au pire moment

et il y a quelques jours

j'aurais bien payé

un tueur à gage

pour mon enterrement

au moment de ton annonce funèbre.

 

Je resterai ton ange gardien

et mon coeur restera acquis à toi.

Je deviendrai plus vieux,

de moins en moins désirable,

de plus en plus nostalgique

de t'avoir perdu

pour raison d'âge et de pauvreté.

 

J'irai boire un verre ou deux

dans un bar avec des filles.

Je me saoulerai et je baiserai

avec une de tes anciennes frangines.

Mais c'est à toi que je ferai

toujours l'amour

parce que l'amour,

le vrai, le grand amour,

je n'y crois plus, je n'en veux plus

ailleurs sans toi.

 

Il est impossible de repartir

quand l'Etat t'a mis la tête sous l'eau.

Je suis responsable de mon parcours.

Je ne suis pas responsable

de leurs lois iniques

qui m'ont serré de leurs tenailles

année après année depuis si longtemps.

 

J'espère que le jour où je serai mort

tu viendras me faire l'amour

sur ma tombe avec des fleurs.

 

J'espère que tu te souviendras encore

de tous nos moments heureux,

de nos petits tours en ville,

de nos petits plats au bistrot,

de nos grands moments

d'amour dans ta piaule maudite

et de notre désir d'avenir

malgré l'impossibilité

de réaliser nos rêves.

 

Tueur à gage,

tue le poète

puisqu'il ne mérite pas

d'une vie amoureuse

avec celle qu'il aime.

 

 

Toi qui viendras me la prendre

C'est une fille de joie

pas comme les autres,

une fille qui fait la route

avec un petit prince inconnu

planté au fond de son coeur.

 

Elle pratique le plus vieux

des métiers du monde

avec son soleil de Satan

qui se lève sur la pluie des hommes,

avec cette lumière clandestine

brillant dans l'obscurité des fugitifs

et leurs amours maudits, interdits,

couchant son coeur moby blues

avec de vieux cochons qui balancent

leur porc en goguette

sur son divin corps de reine

abandonné au milieu de leur fange.

 

Toi qui viendras me la prendre

pour lui faire un enfant,

tu as vraiment intérêt d'assurer ton coup.

Je ne suis pas allé me faire pendre

pour un homme de peu, un homme de rien

qui se croit légitime propriétaire

du joyaux qui brille en elle.

Je ne suis pas en train de crever

d'amour pour un gros con

qui ne sait pas qui est cette fille

et ne verrait en elle

que la jolie prise d'un chasseur

à promener dans les salons

des beaux messieurs

et des belles madames.

 

Toi qui viendras me l'enlever

pour l'emmener devant l'autel

de Dieu,

ne penses pas que tu lui feras du mal

plutôt que du bien

en jouant l'homme propriétaire et viril

à la Eric Zemmour,

l'homme ancestral des cavernes

qui pense toujours

que pour garder sa femme

il faut la violenter et l'intimider,

la dominer et la prendre de force,

la maintenir dans une prison dorée.

Je serai alors là sur ton chemin

pour te la reprendre

et l'emmener ailleurs

dans l'empire de nos sens

et de notre royaume.

 

Donc fais gaffe à tes arrières

toi l'homme qui viendras me la prendre

si par hasard tu ne la traites

pas comme une vestale du foyer,

si par hasard tu la prends

pour ta putain servile et dévouée,

si par hasard tu fais

comme les hommes

qui chassent les trophées

au lieu de chérir la beauté

et la grâce divine

qu'elle est à mes yeux,

si par hasard tu la délaisses

pour quelques autres filles

de bars ou de bordels.

 

Cette femme n'est pas faite

pour celui qui abusera de son pouvoir

en lui faisant chantage et violence.

Cette femme n'est pas faite

pour aller à l'autel

en se jetant dans une tombe patriarcale

creusée par son homme tout-puissant

plutôt que de grimper

au paradis d'une vie de famille réussie

ou l'amour sera roi.

 

L'amour n'est pas un jeu de domination

ni un jeu de soumission.

L'amour est une passion

qui se donne au fond d'un volcan

et fais triompher les entrailles de la Terre,

donne au monde de beaux enfants,

se réjouis des jeux sexuels

tendres et complices,

fougueux, enrobés de vices

protégeant la vertu.

 

Toi qui viendras me la prendre,

tu es averti.

A toi de mériter

la femme de ma vie,

la femme de mes rêves,

la femme de toutes les dimensions.

 

 

L'amour est une bombe à retardement

 

J'ai entendu la minuterie

qui faisait tic-tac depuis

cette année de pandémie.

 

Tu étais chez toi à l'église

quand soudain une voix céleste

t'a soufflé le chemin à suivre.

 

Ta petite voix intérieure

te disait qu'il fallait

mettre un terme à cet amour étrange

que tu refusais pourtant de détruire.

 

Lui ne le savait pas encore

mais il avait un sacré putain de pressentiment

de l'heure mauvaise qui allait venir.

Comme un animal qu'on mène

à l'abattoir et qui le sait instinctivement.

La mort a toujours une odeur qui rôde.

 

Mais comment arrêter ce fol amour

autrement qu'avec un saut de l'ange

pour ne plus souffrir

d'une douleur éternelle?

 

Trois jours et trois nuits passés

à refuser l'inéluctable séparation

entre deux amoureux

afin que l'une puisse aimer ailleurs

et trouver le père de son futur enfant

et que l'autre gomme sa réalité amoureuse

en acceptant la décision de celle qu'il aime.

 

L'amour est une fichue bombe à retardement

quand un espace-temps de 30 ans

sépare la jeune maîtresse

de son vieil amant.

L'amour est une foutue bombe à fragmentation

explosant nos folies romantiques

en mille morceaux de chairs et de passion.

 

Reviendras-tu vers ton poète

si l'homme n'existe pas pour ton coeur?

Seras-tu heureuse de m'aimer encore

si ta quête est un graal rendu impossible

par ta liberté de femme insoumise

et tes valses hésitations d'amoureuse

à la recherche de cet homme idéal?

 

Je suis resté au bord de la disparition

durant trois jours et trois nuits

le temps d'accepter tes mots de souffrance

transmis par simple sms.

 

Et puis on s'est enfin reparlé

à travers nos mobiles

pour sauver nos âmes d'un désastre prévisible.

La cavalerie de nos coeurs

dévalait en bas de la colline sauvage

au milieu de nos sentiments dévastés.

Elle jouait avec la vague de nos émotions

et les violons dissonants de nos corps

qui semblaient comme recroquevillés

sur eux-mêmes afin d'éviter les larmes.

 

Nous ne savions pas

si tout était définitivement fini

pour nos corps volcaniques,

si l'amitié prendrait le pas

sur nos éruptions de désirs,

si nos laves incandescentes

seraient endormies à jamais

tandis que Worakls remixait

sur un sublime air de Beethoven.

 

Nous savions seulement

que tu devais le faire et accomplir

ce que nous avions toujours dit

avec des airs de refus dans la voix.

Trouver un autre homme

pour te faire un enfant

puisque 30 ans nous séparaient

pour fonder une famille.

 

Cette façon de se respecter mutuellement

dans la violence de la séparation,

cela n'aurait jamais été

de l'ordre du possible

avec une autre femme que toi.

Cette douceur dans nos sanglots étouffés

et cette mise en route d'une décision

si difficile à prendre et à accepter.

 

J'ai foi en notre amour inconditionnel.

J'ai foi en toi, la femme de ma vie.

J'ai foi parce que tu as la Foi

et que si Dieu t'a soufflé le chemin

alors c'est que ton chemin à suivre est juste,

que je dois accepter cette épreuve

et prouver ma flamme éternelle

envers ta grande beauté

et l'hymne à ta liberté de femme.

 

Ne demandez jamais à la femme

ce qu'elle peut faire pour vous.

Demandez-vous plutôt

jusqu'où vous pouvez aller

pour honorer la femme que vous chérissez.

 

Musique, Maestro!

 

25/04/2021

Les stratégies covid jusqu'aux-boutistes des gouvernements

Le passeport vaccinal n'est pas encore entré dans la danse que les réactions citoyennes ont déjà créé des échauffourées dans les rues de Londres.

La paix civile est menacée. Les haines entre citoyens et citoyennes qui suivent les règles gouvernementales et les groupes de contestataires vont aller en s'amplifiant si la rigidité et l'extrême dureté des mesures seront prises contre celles et ceux qui refusent la vaccination à l'insu de leur plein gré.

Car oui. Les gouvernements imposent le vaccin mais demandent aux citoyens et citoyennes des décharges de responsabilité quand ils et elles vont se faire vacciner en tentant par tous les moyens de dire que la vaccination doit se faire sur une base volontaire. Alors qu'ils imposeront de fait un apartheid social contre tous, toutes, les réfractaires à la vaccination. C'est très tordu comme façon de faire et cela donne encore plus de grain à moudre aux adeptes des théories du complot pour qui les états prépareraient une surveillance encore plus massive des foules sous prétexte de protection sanitaire.

Que l'Etat le veuille ou non. Si 20% à 30% de la population adulte d'un pays renonce à se faire vacciner, ce ne sont pas juste des groupuscules de contestataires bruyants dans la rue qui seront gravement impactés, c'est une très grosse minorité qui sera exclue de toutes sortes d'activités et qui sera tentée de rentrer en rébellion par la désobéissance civile et la clandestinité, voir des actes d'incivilité comme des manifestations violentes dans la rue et pire encore des attentats terroristes.

A partir du moment où les états peuvent s'attendre à autant de personnes qui refuseront le vaccin où l'accepteront sous la contrainte et non par volonté personnelle, ils créent les conditions d'une dislocation de l'état démocratique et la mise en place d'un état d'urgence totalitaire et fasciste.

Ce qui ne semble pas émouvoir les grands médias. Comment en est-on arrivé à une telle docilité et à un tel délabrement de l'esprit critique des journalistes qui préfèrent mettre l'accent sur les différentes données technologique du passeport covid plutôt que sur la dangerosité potentielle d'un tel document sur les libertés démocratiques de la minorité qui refusera quoi qu'il en coûte de se faire vacciner?

Pourtant on voit bien que, même en Suisse, des foules importantes commencent à se manifester partout dans la rue contre la loi covid et la mise en place d'un passeport sanitaire offrant des privilèges (que l'état préfère appelé des "récompenses sociales" comme on le fait dans les régimes totalitaires où les bons élèves reçoivent des médailles pour fidélité au régime tandis que les dissident-e-s sont envoyé-e-s au goulag ou exécuté-e-s sommairement).

Refuser un acte médical a toujours été possible dans un état démocratique. Si la Suisse et la plupart des pays européen permettront effectivement ce refus d'ici cet été mais permettront pourtant à des patrons de licencier les réfractaires tout en octroyant la possibilité aux bistrotiers, aux bars, aux clubs, et aux salles de spectacles de refuser les non-vacciné-e-s bien que le taux d'infection sera sans doute au plus bas (sauf émergence de nouvelles variantes qui résisteront aux vaccins ce qui entraînerait automatiquement les restrictions pour toutes et tous qu'on a déjà connu) et que les vacciné-e-s seront sensés ne plus être atteints gravement dans leur santé en cas d'infection, il n'y aura aucune justification démocratique valable pour interdire l'accès aux endroits publics pour une grosse minorité de personnes non-vaccinées.

Il est vraiment pénible de devoir tant insister pour que les résistances farouches des pro-vaccins se transforment en bonne intelligence communautaire permettant à la démocratie d'inventer des lois non-liberticides et non discriminatoires.

On espère que d'ici l'été, Berne aura choisi une voie du juste milieu et que l'été ne se transforme pas en été meurtrier avec un variant indien résistant aux différents vaccins existants...

 

 

 

 

24/04/2021

Le retour à la vie d'avant...mais

Ma première soirée passée entre garçons depuis plus d'une année.

ça fait tout bizarre. Comme après un séjour en solitaire sur Mars avant de revenir sur la planète Terre.

Les écrans tactiles nous ont fait croire que nous vivions quelque part dans les étoiles sans pouvoir atteindre nos familles, nos ami-e-s, nos connaissances, et même pas notre bonne amie qui prend du retard et qui reste dans sa station orbitale autour de Vénus en retardant son retour... Le repos du guerrier se fait terriblement attendre.

La première soirée entre garçons, c'est aussi l'immense plaisir de retrouver de vieilles connaissances du "haut" mélangées à d'autres vieilles gloire "du bas". Ce cocktail est prodigieux. On se retrouve à faire une soirée B & P (bières et pizzas mais ça fait plus vulgaire) entre communistes, anarchistes, et libéraux comme si aucune différence fondamentale d'idéaux n'existaient plus et que seul le grand collisionneur d'amitié, de solidarité, et de fraternité prenaient le pas entre nous chassant les fantômes des particules idéologiques élémentaires aux orties (les oubliettes c'est du passé lexical) de l'Histoire. En fait, c'est comme de se retrouver sains et sauf sur une île déserte après avoir subi un crash en pleine mer et d'avoir pu survivre en nageant en solitaire dans l'Océan avant d'échouer sur la plage et de gueuler ensemble:

"C'est pas vrai! T'as survécu toi aussi à cette atroce année de galères et de séparation! Viens qu'on se retrouve autour de la barbak et des filles en fleur (pardon ce n'est pas du tout du tout en référence à un certain courrier de lecteur quoique l'association malheureuse, pour le coup, de barbak et de jeunes filles en fleur puisse faire frémir et révolter bien des consciences morales féminines).

En fait de jeunes femmes, il n'y en avait pas. Où alors vis-à-vis, dans une maison inappropriée aux dogmes féministes qui chantent la gloire à la liberté sexuelle des femmes et à l'abolition de l'esclavage sexuelle. Mais va savoir. Il arrive que cette catégorie de femmes, sans être esclaves, soient plus heureuses et plus épanouies que d'autres qui s'en prennent sans cesse aux hommes et à leur propension à parler cul et bites dessinées sur un plexiglas pour s'éclater entre mecs sans porter offense à l'autre sexe absent des débats. Chasser le naturel du chasseur, il reviendra au galop. Et chasser la gazelle de son naturel à découvrir somptueusement ses beautés vallonnées à chaque printemps qui revient, nous retrouverons des niqabs en septembre pour pleurer dans la rue... C'est la lutte finale, camarades. Soyons fous, forts, et courageux. Battons-nous sans nous excuser comme de pauvres mauviettes face à cette vague violette qui ne choisit pas forcément les bons combats et s'en prend parfois aux mauvaises personnes devenant des moutons noirs (oups la boulette! Je ne devrais plus écrire comme ça parce que c'est discriminant et offensant pour nos frères et soeurs black).

Mais je m'égare. Mon naturel à coucher sur le papier des idéaux roses remplis de femmes et d'hommes consentant-e-s aux paradis perdus mais jadis permis à la vue et au sus de tout le monde ainsi que la proximité immédiate de la chambre rose abandonnée par mon amour pour cause de coronavirus, ouf j'y arrive et j'accouche, collisionne grave avec notre soirée de retrouvailles.

Ahh Sir. Que le manque d'alcool érotique est terrible. N'auriez-vous pas quelques maîtresses qui puissent assouvir mon désir si durablement réprimé?

Est-ce que je vais défaillir et craquer à la tentation? Non. Il n'est pas certain. Quand on aime une fille de joie, ce n'est pas pour autant qu'on ne se sente pas coupable d'infidélité. Stupide et con? Sans doute. Mais l'être romantique profond se bat sans cesse contre l'avoir cynique immédiat. C'est peut-être là toute la beauté de l'art romantique et son héroïsme face au libéralisme outrageant et son rouleau de monnaies bites cognent.

A dire toute la vérité, on n'a bien effleuré le thème des prostituées pour accompagner nos plats de pizzas et ajouter du piment à notre soirée déjà hors norme. C'est comme la madeleine de Proust. Elle court, elle court, la maladie d'amour. Mais elle ne revient jamais au bon moment ni au bon endroit. Bon. Ceci dit , nous n'avons pas invité Patrick Juvet sur nos portables. Le minet de disco à minettes illico presto consommables sur son lit de pétales de jasmin n'est pas forcément la tasse de thé de grands gamins d'extrême-gauche et de libéraux d'extrême paradis fiscaux convaincus par le dogme de l'offre et de la demande où l'argent fait office de loi en toutes circonstances atténuantes mais au final pas atténuantes du tout pour les féministes et le fisc. Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse.

Revenons à nos moutons sur notre île déserte où ce qui se passent entre potes d'extrêmes gauches et potes libéraux restent entre potes. Il vaut mieux mettre la clef sous le paillasson et fermer à double tour car sinon...Touchez pas au grisbi de peur des cris d'orfraies scandalisées par cette réunion de malfaiteurs contre-nature!

Tout en vous écrivant à propos de cette joie merveilleuse à revivre des moments de fêtes conviviales, je ne peux m'empêcher d'ajouter à ce tableau rose de sombres perspectives qui vont refroidir le climat helvétiques de plusieurs degrés par quelques lois d'apartheid d'ici à quelques semaines et au fur et à mesure que la campagne de vaccination aura atteint les limites supérieures permettant la discrimination de masse entre blanches colombes pro Pfizer et Moderna de ce pays et les autres, les noirs antivax rebelles. Franchement, chasser la couleur de peau, elle reviendra toujours au galop. 

Est-ce vraiment cela que la Suisse veut? Est-ce bien raisonnable pour un pays qui prétend toujours à la haute sagesse du juste milieu et à la préservation des libertés démocratiques fondamentales?

Voilà pourquoi il y a un "mais" dans le titre de mon billet du jour. Voilà pourquoi, même quand je me réjouis de refaire la fête avec des gens de tous horizons, je vois poindre à l'horizon national de gros nuages noirs (décidément, ils ne voudraient pas être plutôt tout blanc de peau ses gentils cumulo-nimbus) et une chape de plomb retomber aussi vite sur le pays qu'elle avait disparu en ce mois d'avril béni des dieux.

C'est aussi la raison d'être de ce billet matinal. Notre petite escouade improvisée entre gens s'étant précédemment retrouvés sur une terrasse du port, m'a permis de tenter une dernière tentative à la Nelson Mandela pour tenter de ressouder le mandala sacré de notre pays:

"Un pour tous, tous pour un" ou si vous préférez tenter le féminisme "une pour toutes, toutes pour une" ou si vous aimez mieux le graveleux "une pour tous, tous pour une" ou l'inverse "un pour toutes, toutes pour un". Enfin bref, choisissez l'expression qui vous convient le mieux mais surtout, surtout combattez l'apartheid naissant dans notre pays. C'est là toute la profondeur de ce message sur fond grivois, je dirais même plus, mozartien.

Amadeus divinus satanus rectos libertas fascismus.

Traduit très approximativement comme cela:  Amadeus divin diable, ne te fais pas entuber tes libertés par le fascisme.